Le Temps Mort est la période nocturne pendant laquelle le vol est suspendu. Un pigeon qui arrive à son colombier pendant cette période ne voit pas son heure d'arrivée comptabilisée : le concours est neutralisé. Le temps mort commence au coucher du soleil et se termine au lever, avec des marges ajustables.
La règle en vigueur applique ± 30 minutes fixes autour des heures astronomiques de coucher et lever du soleil.
| Paramètre | Paris — Référence | Colombier |
|---|---|---|
| Coordonnées | 48.8365°N, 2.3365°E (fixes) | Coordonnées GPS du colombophile |
| Fermeture | Coucher Soleil Paris + 30 min | Coucher Soleil Colombier + 30 min |
| Ouverture | Lever Soleil Paris − 30 min | Fermeture Colombier + Durée TM Paris |
| Durée TM | Calculée sur J1 → stockée en BDD | Identique à Paris (durée fixe) |
| Jours calculés | 1 jour (référence) | 11 jours (concours max) |
| Mise à jour BDD | ✅ Oui (table _temps_mort) |
❌ Non (calcul JS uniquement) |
🌙 Visualisation du Temps Mort sur 3 jours — Heures réelles (Lâcher 06h00, Juillet)
La distance entre le point de lâcher et le colombier de chaque colombophile est calculée avec la formule de Vincenty, qui prend en compte l'ellipsoïde de référence WGS-84 (la forme réelle de la Terre). C'est la méthode la plus précise pour les distances de surface terrestre, contrairement à la formule haversine qui suppose une sphère parfaite.
Vous avez peut-être remarqué que les distances affichées dans ce logiciel ne sont pas identiques à celles calculées par la Fédération Française de Colombophilie ou par d'autres logiciels homologués. Cette différence n'est pas une erreur — elle reflète deux approches mathématiques distinctes.
La méthode utilisée par la fédération et la plupart des logiciels homologués fonctionne en deux étapes :
Étape 1 — Rayon local : La Terre n'est pas une sphère parfaite. Son rayon varie entre 6 356 km aux pôles et 6 378 km à l'équateur. Pour chaque point (lâcher et colombier), on calcule un rayon terrestre local en faisant la moyenne entre le rayon équatorial et le rayon polaire, pondérée par la latitude.
Étape 2 — Formule Haversine : On utilise ensuite la formule Haversine avec ce rayon moyen pour calculer la distance. Cette formule suppose que la Terre est une sphère parfaite de ce rayon.
Résultat : C'est une bonne approximation, simple à calculer et reproductible, ce qui explique son adoption comme standard fédéral. Elle reste néanmoins une distance approchée, car la Terre n'est pas une sphère.
La formule de Vincenty, développée en 1975 par le géodésien Thaddeus Vincenty, résout le problème de manière rigoureuse :
Ellipsoïde réel WGS-84 : Au lieu de remplacer la Terre par une sphère, Vincenty travaille directement sur l'ellipsoïde de référence mondial (le même que les GPS). La forme aplatie de la Terre est prise en compte à chaque étape du calcul.
Convergence itérative : Le calcul s'effectue par itérations successives jusqu'à obtenir une précision inférieure à 1 millimètre, quelle que soit la distance ou la latitude.
Résultat : La distance obtenue est la vraie distance géodésique à la surface de la Terre, avec une précision sub-millimétrique. C'est la norme utilisée par l'aviation, la cartographie et les géomètres.
Exemple indicatif uniquement — Les valeurs ci-dessous sont des ordres de grandeur illustratifs. L'écart réel entre les deux méthodes dépend entièrement de la position géographique du lieu de lâcher et du colombier (latitude, longitude, direction du trajet). Ces chiffres ne constituent pas une comparaison exacte ; ils servent uniquement à illustrer que la différence est très faible et sans impact sur le classement.
| Distance environ | Haversine (Fédération) * | Vincenty (ce logiciel) | Écart indicatif * |
|---|---|---|---|
| 100 km | ≈ 100,002 km | 100,000 km | ~ 2 m |
| 300 km | ≈ 300,015 km | 300,000 km | ~ 15 m |
| 500 km | ≈ 500,010 km | 500,000 km | ~ 10 m |
| 700 km | ≈ 700,020 km | 700,000 km | ~ 20 m |
En résumé : Si vous constatez un léger écart entre les distances affichées ici et celles de votre logiciel fédéral, c'est tout à fait normal et sans conséquence sur le classement. Les deux méthodes calculent le même trajet avec une approche mathématique différente. En pratique, l'écart est si faible (quelques mètres) qu'il ne modifie pas les vitesses calculées de manière significative. La différence que vous observez vient davantage des coordonnées GPS saisies que de la méthode de calcul elle-même.
📐 Visualisation : Distance Lâcher → Colombiers (exemples)
Le classement est établi par la vitesse de chaque pigeon, exprimée en mètres par minute. Plus la vitesse est élevée, meilleur est le classement. La particularité est que le temps de vol effectif exclut les périodes de Temps Mort et intègre une correction pour l'écart du constatateur.
✅ CAS 1 — Vol dans la journée
Le pigeon est constaté avant la fermeture du soir (J1 ou Jn). Il n'a traversé aucune période de Temps Mort.
Formule :
− (N-1 périodes de TM déjà passées)
⏸️ CAS 2 — Dans le Temps Mort
Le pigeon arrive à son colombier pendant la nuit (entre Fermeture et Ouverture). Son constat est reporté à l'heure d'ouverture.
Formule :
− (N périodes de TM)
🌅 CAS 3 — Vol après ouverture (J2, J3…)
Le pigeon est constaté le lendemain ou plus tard, après l'ouverture. Les périodes de Temps Mort précédentes sont déduites.
Formule :
− ((N-1) × Durée_TM)
🕊️ Exemples de pigeons sur 3 jours — Comparaison des vitesses calculées (m/min)
🟢 PIGEON A — Arrive J1 à 18h30, fermeture à 21h45 → Vol simple
🔴 PIGEON B — Arrive J1 à 22h15 → Dans le Temps Mort → Reporté à l'ouverture J2
🟡 PIGEON C — Arrive J2 à 11h20 → Après 1 TM complet → Déduction d'une nuit
📊 Chronologie comparée — 5 pigeons sur 3 jours de concours
Une fois toutes les vitesses calculées (en m/min), les pigeons sont classés du plus rapide au plus lent. Le classement est individuel par colombophile puis établi au niveau de l'association.